Etapes et matériaux nécessaires à

la fabrication d'un ours d'artiste

La création d'un ours d'artiste nécessite de nombreuses étapes et des matériaux rares...

Il s'agit tout d'abord de dessiner un patron. Quelques millimètres de largeur en plus à tel ou tel endroit auront une grande incidence... Lorsque le patron me semble abouti, je passe à la réalisation d'un prototype. Ce prototype est en tissu "bon marché". Le mohair coûte très, très cher et ne laisse pas le droit à l'erreur... Une fois le protoype réalisé (découpé, cousu, rembourré), en voyant le résultat, il peut m'arriver d'apporter quelques petites retouches au patron pour accentuer un trait déjà caractéristique de l'ours (bosse plus proéminente encore, nez plus pointu...).

Parfois le prototype est tellement raté qu'il faut pratiquement recommencer de A à Z le dessin du patron... Comme le prototype n'est pas destiné à être collectionné, souvent il n'a pas d'oreilles, de truffe, voire de coussinet... Quand en plus le patron a été mal conçu, cela donne des résultats vraiment très étranges (voir photo ci-contre)!!!

 

 

 

Le patron prêt et le prototype réussi, il faut choisir le mohair qui conviendra le mieux, reporter les formes du patron et les découper sans abîmer les poils... Tout un art! Ci-dessous, deux types de mohair: un mohair très dense à poils assez longs, puis un mohair épars (on peut apercevoir la trame du tissu à travers les poils).



Ci-contre, tout le matériel nécessaire aux articulations des teddy bears... Goupilles, rondelles de métal et rondelles en carton fortifié; diamètres et tailles à choisir en fonction de la taille de l'ours. Malgré l'outil, la goupille reste toujours un peu difficile à tordre, enfin c'est un coup de main à prendre!

Les tout premiers ours en peluche articulés étaient équipés du même système.

 

 

 

 

Sur cette photo, il s'agit du même système modernisé: il est en plastique, correspond davantage aux normes de sécurité... Personnellement, je n'en utilise que très, très occasionnellement. C'est un peu une question de principe: ne pas avoir envie de garnir de plastique l'ossature de mes ours, chercher autant que possible à rester proche de la tradition. Et puis de toutes façons, le choix de diamètres et de tailles est bien moindre que pour les goupilles métalliques et rondelles cartonnées.

 

 

 

 

Sur la photo ci-dessous, vous pouvez voir différents types de rembourrage: à base de fibres de coton, du kapok, de l'imitation kapok, de la ouate Glorex... J'utilise le plus souvent cette dernière: elle se travaille bien et vieillit bien, c'est-à-dire qu'elle ne s'émiette pas et ne perd pas de son volume. Il en existe de deux types, à choisir selon la taille de l'ours. Le rembourrage est une étape difficile et décisive pour la réussite de l'ours. Parfois, certaines parties de son corps sont rembourrés avec différentes matières, pour créer certains effets de poids, de souplesse... La tête doit toujours être très fermement rembourrée, pour conserver son expression. Il peut être agréable au toucher que le corps de l'ours soit plus mou. On peut également utiliser des billes en plastiques, mais je trouve que le résultat n'est pas toujours très heureux, notamment au niveau des bras: les billes descendent (attraction terrestre oblige) et du coup les épaules de l'ours disparaissent! Je n'aime pas trop non plus le toucher que cela procure.

La paille de bois est un incontournable dans le rembourrage du teddy bear. Mais ce n'est pas très pratique pour les ours de petite taille et cela a tendance à s'affaisser avec le temps.


 

Pour broder la truffe et les griffes, du fil en coton mouliné, en général noir.


Et voici les yeux... Ils sont en verre.Certains sont teintés dans la masse, d'autres peints à l'arrière (certains Chiltern par exemple ont des yeux de ce type). Depuis peu, j'utilise également d'authentiques boutons de bottines du début du XXe siècle.

 

 

 
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